Pour nous, Häagen-Dazs, ce sont les bonnes crèmes glacées à la texture onctueuse et aux goûts naturelles et c’est pour cela que spontanément nous avons ressenti l’envie de livrer la glace dans son état le plus pur, ou, du moins, la glace telle qu’elle existe dans la nature. Le plus dure était alors de trouver quelle forme revêt la glace dans son état originel ? Comment retrouver dans un dessert industrialisé, toute l’authenticité d’un élément aussi incorporel que la glace ? Nous avons orienté nos recherches vers les paysages glacières dans lesquelles l’eau figée depuis des millénaires, emprisonne toutes les traces de notre histoire et pose un panorama à couper le souffle. Il est alors devenu évident que ce dessert devait ressembler à un ICERBERG. Un bloc de glace tout juste rapporté de l’antarctique, qui aurait la fraicheur d’une stalactite et dans lequel toutes les saveurs de la marque serait condensées. Un corps vivant en suspension qui dériverait dans une mer de chocolat, jusqu’à nos tables de fête dressées pour l’occasion. Un objet qui ne serait pas dessiné, au sens structuré du terme, mais pensé pour nous faire voyager vers des horizons où seule la glace constitue le décor d’une dégustation polaire.
Le rendu velouté est comme une ultime couche de neige fraîchement tombée, une poudreuse angélique sur laquelle l’envie de laisser sa trace semble irrésistible. Chaque part découpée aléatoirement est comme un fragment qui se déchire pour échouer dans nos assiettes. Et la première bouchée est comme une nouvelle expérience qui nous donne enfin le vrai goût de la glace.
Un objet, que nous partagerons lors de notre diner de Noël des 5.5, et que nous savourerons symboliquement car comme chacun le sait : la banquise est aujourd’hui aussi éphémère qu’un dessert glacé. Alors dégustez-le vite avant qu’il fonde !
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Photographie © Massimo Pessina